NOTRE COMBAT .... Historique

L'histoire du scandale des airbags TAKATA commence un peu avant les années 2000 aux USA.

Plusieurs accidents suspects sont répertoriés, qui mettent en cause l'explosion de l'airbag après une collision, explosion qui cause des dommages corporels, blessures graves, et même des décès par projection de particules métalliques à bout portant sur le conducteur. L’entreprise TAKATA alors très présente sur le marché (quasiment 35% du marché mondial)  est rapidement interrogée sur la fiabilité du déclenchement de ses airbags.

Pendant des années, elle va prétendre que ses tests-maison sont concluants et qu'il y a peut-être eu quelques soucis de fabrication sur certains lots etc... De procès en procès, elle campera sur cette position, jusqu'à ce qu'en 2014, un consortium de constructeurs automobiles ayant procédé à des crash tests indépendants et quelques lanceurs d'alerte internes à TAKATA finissent par faire éclater la vérité :

TAKATA a falsifié ses tests pendant des années, tenté d'améliorer son dispositif en catimini sans y parvenir vraiment, et le nitrate d'ammonium utilisé pour déclencher le gonflage se dégrade irrémédiablement dans des conditions d'humidité et de chaleur. Il devient incontrôlable lors du déclenchement arrachant les sertissures du dispositif, et projetant ces éléments à la vitesse d'une balle de fusil.

Au lieu de provoquer le gonflage salutaire du coussin, le Nitrate d'ammonium arrache des particules métalliques de la sertissure qu'il projette à bout portant vers le conducteur comme un fusil pointé.

Dès le début de l'utilisation de ce solide explosif qui provoque l'expansion du gaz chargé de gonfler le coussin "protecteur", beaucoup de voix s'étaient déjà élevées pour alerter sur l'utilisation d'un composé aussi instable. D'autres fabricants ont refusé d'exploiter cette technologie pourtant moins chère et plus miniaturisable, des constructeurs ont refusé d'en équiper leurs véhicules. Des notes internes, des avis d'experts attestent de tout cela.De très rares marques automobiles( Renault, Peugeot, Dacia) refuseront d'en équiper leur modèle

Seulement, puisque c'était moins cher, TAKATA a prospéré et inondé le marché en toute connaissance de cause. 

Au passage, le fameux nitrate d'ammonium aura aussi causé l'explosion de l'usine AZF de Toulouse (septembre 2001)

Ce sera le sort du port de Beyrouth quelque années plus tard...

Il faut attendre 2017 pour que devant l'ampleur prise par l'exigence d'un rappel massif de tous les véhicules concernés, les procès innombrables, TAKATA jette l'éponge, soit mis en faillite, sous condition d'abonder un fonds d'indemnisation de plus d'un milliard de dollars chargé d'indemniser les victimes, fonds encore en activité aujourd'hui.En d'autres temps, son PDG aurait fait Hara-Kiri !

Pendant ce temps, et dès 2014, les autorités fédérales américaines ont EXIGE des constructeurs qu'ils listent les véhicules concernés et procèdent en urgence au remplacement des airbags. Ce fut aussi assez vite le cas au Japon, au Brésil, en Australie, etc...

En Europe ? Rien !

Des circulaires européennes attestent qu'une alerte a bien sonné du côté de Bruxelles fin 2019 mais les constructeurs ont pu à loisir dimensionner leur réaction. On voit apparaître des changements d'airbag plus ou moins à la sauvette (parfois sans en avertir les conducteurs) lors de certaines visites d'entretien, des campagnes de rappel sporadiques et confidentielles en outre-mer vers 2020. Les véhicules concernés déjà mal identifiés sont mal ou peu recherchés, aucune liste précise n'est vraiment établie... En réalité, les constructeurs ne disposant pas de stocks suffisants pour assurer un remplacement massif, ni les temps/ateliers nécessaires, le faible impact de leurs campagnes les arrange plutôt. Les premiers morts (2016 à La Réunion, 2018 en Guadeloupe) sont dans les DOM TOM donc pas trop de bruit ? Pendant plus de 10ans, nous resterons sur cette logique absurde.

Il va falloir attendre 2023 pour qu'après 2 morts en Guadeloupe coup sur coup au mois de mai, le procureur de Basse Terre prononce en conférence de presse le mot AIRBAG et que les choses prennent de l'ampleur. Une pétition nationale qui commence à demander des comptes est lancée, elle a recueilli plus de 1800 signatures.

Trois juges d'instruction sont nommés en Guadeloupe, et certains liens commencent à se faire avec de nombreux cas antérieurs en Guyane, à La Réunion. La liste des décès et des mutilés s'allonge. Beaucoup de cas sont déjà judiciarisés mais sans aucune avancée, parfois depuis plusieurs années, et aucun lien n'est fait entre ces drames. Nous assistons, pantelants, aux premiers stigmates de la lenteur judiciaire : postes de juge non pourvus, expertises non diligentées...

En novembre 2023, nous apprenons qu'un premier décès vient de survenir dans les Hautes Pyrénées, suivi en quelques jours par un grave blessé en Pyrénées Atlantiques, que les services experts de la Gendarmerie commencent à bien mesurer les liens qui unissent tous ces accidents, que certaines autorités de l’État commencent à se préoccuper de ces affaires. Normal : c'est l'Hexagone qui est touché !

Devant tant d'absurdité scandaleuse, en sortant de notre première audition par le juge (11 mois après le dépôt de notre plainte) et devant la vacuité du dossier consulté (transmis 1/2 heure avant l'audience) où il n'y rien à part la mise sous scellé du morceau d’airbag avec son numéro de série, retrouvé à l'autopsie dans le cerveau de notre fils, nous créons l'association ADVAirbag pour remuer toute cette fange, interpeller les médias, les politiques, les préfets.Nous demanderons tout de suite une deuxième expertise, la première ne mentionnant même pas la marque Takata pour évoquer la projection du morceau de métal qui s'est logé directement dans le cerveau de notre fils!

Il faudra quand même attendre MAI 2024 pour que Citroën lance son vrai premier rappel d'ampleur. Le fameux "Stop Drive" de CitroenSans procédure fiable, dans une improvisation absolue qui éclate au grand jour et dans les médias, sans listing exhaustif, sans stock, sans organisation, sans aucune visibilité, sans véhicules de remplacement malgré des délais d'intervention de plusieurs mois etc....On s'apercevra vite que tout ce scandale concerne aussi Toyota, BMW, Volkswagen, SEAT, Mazda, Opel.

Nous regroupons peu à peu une longue série de signalements passés sous les radars, de nombreux médias nous tendent enfin leur micro: Le Monde, Le Figaro, Le Parisien, etc. et là, les choses bougent... L'absurdité des politiques de rappel éclate au grand jour, la passivité des pouvoirs publics devient flagrante ! Il faudra encore 6 mois pour qu'après des reportages à la radio et à la télévision (7à 8, France Info, France2, RTL, etc...), nous puissions prendre contact avec le ministère des transports, le SSMVM, le ministère des Outre Mer et que nous pesions de tout notre poids pour faire bouger le mastodonte administratif qu'est notre beau pays. Nous avons appris depuis la survenue de nouveaux cas en Guadeloupe, dans l'Hexagone, en Martinique, en Nouvelle Calédonie, à La Réunion, mais rien ne pourra plus être passé sous silence !

Nous avons échoué à mobiliser nos députés et nos sénateurs à constituer une commission d'enquête parlementaire, seule à même d'obliger de nombreux acteurs à venir s'expliquer. Ils ont la tête ailleurs et n'ont pas jugé notre situation prioritaire... Les contrôles techniques, garants de la sécurité de vos véhicules, vont enfin interroger la fiabilité de vos airbags, les constructeurs vont, enfin, commencer à disposer de listings fiables et à en rendre compte. Il y a des campagnes d'affichages explicites, des alertes sur les panneaux autoroutiers, des stop-drive qui finissent par être vraiment effectifs... il ne faut rien lâcher et être fiers de ces premières avancées.

Pour autant, les constructeurs n'ont encore rendu aucun compte et continuent de nier l'évidence de leurS responsabilitéS.

NOUS NE LES LAISSERONS PAS TRANQUILLES !!!

 

DEJA, en juin 2023....

Ce site est en construction. Nous l'améliorons chaque jour pour le rendre le plus informatif possible. La vérité n'est pas très loin.

La dévoiler est notre combat!

Pour nous,tout a commencé en Juin 2023, à peine un mois après la mort de Tristan. 

En quelques clics sur un ordinateur, nous avons  découvert un scandale planétaire, meurtrier, documenté, feuilletonné, en sourde, permanente, mais "prometteuse" évolution..

Tout a commencé donc par ce cri :

STOP ! aux airbags meurtriers : 

https://www.change.org/p/rappel-des-airbags-meurtriers?recruiter=1310211272&recruited_by_id=f61da380-08e3-11ee-8095-3da649c41924&utm_source=share_petition&utm_campaign=psf_combo_share_initial&utm_medium=copylink&utm_content=cl_sharecopy_36520126_fr-FR%3A5

Cette pétition a recueilli 1800 signatures depuis juin 2023, mais ça n'a pas suffit... En relisant aujourd'hui cette alerte, nous n'y changerions pas une virgule. Ce qui prouve qu'il y a déjà trois ans, tout était sur la table !

LE MACABRE DECOMPTE

Lorsque nous avons créé l'association, ( Avril 2024) nous avions dénombré environ 11 victimes, principalement en Guadeloupe. Nous n'avons eu de cesse d'interroger toutes les instances, les médias, les tribunaux ....qui pouvaient "dissimuler" des cas pourtant explicites.Très vite se sont signalés à nous des dizaines de cas en Guyane, à La Réunion, en Martinique dans l'Hexagone....

De façon certaine et documentée, nous pouvons affirmer aujourd'hui qu'il y a eu rien qu'en France : 

20 décès;

plus de 23 mutilés. 

dont au moins cinq nouveaux cas en 2025

Il nous a fallu plusieurs mois pour que ces chiffres soient officiellement reconnus par les ministères,  par l'AFP

Nous avons de plus en plus de mal à faire rentrer cette liste en une page !

 

Un engagement associatif, militant, citoyen

 

ADVAIRBAG compte aujourd'hui plus de 180 membres, victimes mutilées, familles endeuillées, sympathisants, donateurs, membres bienfaiteurs...qui face à l'ampleur du scandale se sont rassemblés pour enfin faire cesser l'hécatombe.

Association Loi de 1901, elle compte des membres répartis sur 3 continents avec leur décalage horaire,leurs saisons différentes... Elle fonctionne par visioconférences, groupes d’intérêt Whatssap.

Elle s'est portée partie civile dans huit dossiers principalement en Guadeloupe, mais aussi en Guyane et fédère les énergies de la grande majorité des cas déjà répertoriés. 

Elle a déjà remporté quelques "victoires"  dans son rôle de lanceur d'alerte... (voir pages suivantes)

Interroger toutes les instances susceptibles de prendre des mesures pour faire cesser le carnage.

Pointer tous les manquements aux timides règles déjà établies

-Répertorier TOUTES les victimes, même celles laissées sur le bord du chemin par la Justice, la Police, la Gendarmerie honorer leur mémoire.

-Affirmer leur statut de victime. Désigner les responsables.

-Obtenir explications, mises en cause et réparations.

La grande difficulté est de faire la différence entre

-les victimes des rappels ubuesques, tardifs et successifs des constructeurs et leurs conséquences entre autres financières qui seront jugées en procédure civile et peuvent faire l'objet d'actions collectives,

-les victimes tuées ou mutilées à cause des dizaines d'années d'incompétences, et de manquements au devoir de sécurité

Celles là hurlent leur demande d'une réponse PENALE qui ne peut être qu'individuelle, même si les investigations  sont maintenant regroupées dans un pôle centralisé spécialisé en Santé Publique

       S'il s'agit ici d'homicides et de          mutilations involontaires, il faudra retenir une certaine préméditation!

Si nous avons porté plainte "contre X" nous savons, nous, 

qui est "X" ...